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Les Nautoniers ou Nautes constituaient l'ancienne confrérie des métiers de l'eau: bateliers mais aussi constructeurs, marchands, armateurs... Les Nautae (nautoniers) transportaient les marchandises par voies d'eau dans toute la Gaule centrale, alors que diverses inscriptions du Haut-Empire citent, à côté des Nautae, les Nauvicularii dont l'activité était maritime. (Histoire de Bretagne p. 100 sous dir. de J. Delumeau, Privat, 1969). Les nautes furent surtout des armateurs et des commerçants et ils regroupaient dans leurs rangs d’autres confréries navigantes telles que les dendrophores (charpentiers de marine) et les utriculaires (porteurs d’outres, de marchandises). Les Nautoniers ou plus précisément « Les Nautoniers de l’Arche Royale » sont aujourd’hui encore une confrérie de « mariniers » anglais : le Royal Ark Mariner. Sous sa forme moderne, c'est-à-dire n’ayant plus aucun rapport direct avec la construction de bateaux, la confrérie est attestée en 1830 dans la ville de Bath en Angleterre. Il y est fait état d’une procession à travers les rues de la ville avec une réplique de l’Arche de Noé et toutes sortes de décors et bannières. L’Angleterre, terre de tradition s’il en est une, nous offre une particularité bien singulière quant à la survivance des anciennes confréries de métier. En effet, certaines confréries perdurent aujourd’hui mais rassemblant des gens qui n’ont plus rien à voir avec le métier. On pourra dire que c’est également le cas pour nous, les Radeliers de la Loue, qui employons toute notre énergie à reconstituer l’ancien métier de radelier. Avec une différence notoire dans le fait que ces confréries s’attachent moins à retrouver et maintenir les savoir-faire de l’ancien métier que de conserver les enseignements moraux, le protocole des cérémonies de réception et de passage de grades, bref tout le décorum honorifique si cher aux sujets de sa majesté. Il est intéressant de noter qu’aujourd’hui encore, des notables anglais se targuent d’appartenir à une confrérie de constructeurs de radeaux. La Franche-Comté offre de nombreuses rivières propices au transport des bois par flottage. Cette activité est bien inscrite dans notre patrimoine et elle a occupé la vie de bon nombre de nos ancêtres. Grâce à notre partenariat avec l'Association des Radeliers de la Loue nous retrouvons le contexte de ces vieux métiers (construction de radeaux, techniques de flottage,...) et par notre apport des rituels des Nautoniers nous offrons la possibilité de retrouver pas à pas, au fil de l'eau, les étapes de l'initiation jalonnant l'apprentissage et la vie de ces Nautoniers;
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"De l'arbre et sa futaie à la figure de proue sculptée". Notre fonds documentaire s'enrichit avec cet ouvrage de 1997 publié par le Service Historique de la Marine. Ce livre est le catalogue édité à l'occasion de l'exposition éponyme au Château de Vincennes en 1997. Nous connaissons le rôle tenu par la Forêt de Chaux et les forêts de conifères des monts Jura dans la fourniture des bois nécessaires à la construction des navires. De 1650 à 1850 environ la Forêt de Chaux peut être cinsidérée comme l'annexe de l'arsenal de Toulon. En témoignent les noms donnés à différentes parcelles de la forêts encore en vigueur aujourd'hui: la Marine, la Royale... Du bûcheronnage à la préparation des pièces nécessaires à la construction des parties du navire, tout se faisait sur place avant d'être embarqué et flotté jusqu'à l'arsenal de Toulon. Ainsi oeuvraient nos Fendeurs, charpentiers de marines, architectes navals et radeliers. L'administration royale était installée à Auxonne. Le passage de l'arbre à la pièce de marine est ici suivi étape par étape, de la visite des forêts par les agents royaux, au transport des pièces grossièrement équarries jusqu'à leur arrivée à l'arsenal, endroit où se concentrent deux activités fondamentales pour la marine: la construction navale et l'entretien des vaisseaux. Par cette activité de préparation des bois de marine et leur acheminement vers l'arsenal de Toulon de 1650 à 1850, l'association l'Esprit des Forêts en partenariat avec les Radeliers de la Loue, contribue aux travaux de la Loge de recherche en histoire maritime de Toulon. FK passé Commandeur Noé |
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photographie et texte: http://aspoma.fr Image ci-dessus: La London Lodge n°108 a été fondée à bord du HMS Vanguard en 1760, première loge anglaise établie à bord d'un navire de guerre. Documentation ASPOMA. |
L'ASPOMA regroupe des Maçons de plusieurs Loges pluri-obédientielles appelés 'Carrés", par essence ouverts à tous les Frères et Soeurs possédant le degré de Maître Maçon, marins ou anciens marins professionnels, exerçant ou ayant exercé une profession proche des métiers maritimes, pourvu qu'ils justifient de leur appartenance à une Obédience connue française ou étrangère et qu'ils soient à jour de la capitation de l'année en cours dans leur Loge Bleue. Les maîtres maçons des Carrés de l'ASPOMA, sont les seuls au monde qui se réunissent et travaillent dans le domaine des relations historiques entre notre Ordre , les Marines et l'histoire maritime, en Loges de recherche au rite de Maître Marin de Noé. ASPOMA ne peut, ne veut, et ne deviendra donc jamais, ni Grande Loge, ni Grand Orient, ni Obédience... sous quelque forme que ce soit. ASPOMA a pour objet: 1) de promouvoir et d'entretenir les relations solidaires, amicales et fraternelles entre marins et anciens marins professionnels, membres exerçant ou ayant exercé des professions touchant aux métiers maritimes, associés et sympathisant des choses de la mer; 2) de fédérer, d'encourager et de promouvoir les traditions, les usages et les recherches sur l'histoire maritime ou toute autre partie de l'histoire générale ou spécialisée en relation avec celle de la marine; 3) de contribuer à la sauvegarde du patrimoine maritime et culturel: 4) de diffuser par tous les moyens convenables des informations auprès des marins, anciens marins ou sympathisants, qui s'intéressent à ce domaine; 5) d'exercer ses activités directement au sein de "Carrés" régionaux permettant de réunir ses membres dans tous les ports de France ou d'outremer, d'accueillir des membres étrangers de tous pays et promouvoir son action par des relations suivies avec toutes associations de même type et poursuivant les mêmes buts dans d'autres pays, sans limitation géographique. A ce jour l'ASPOMA regroupe en ses cinq Carrés qui travaillent et se réunissent en Loge de recherche, plus de deux cents membres venant de vingt-et-une Obédiences et de neuf Nations. ASPOMA est membre de l'International Commission for Maritime History. ASPOMA accueille également des historiens ou amateurs éclairés spécialistes de l'histoire maritime et maçonnique. Source: texte de présentation de la page d'accueil ASPOMA http://aspoma.fr |
Dimanche 27 avril 2025 à 9H30 probablement au Temple M de Dole (à préciser). Le matin conférence de Robert Michelin sur Garibaldi FM et Bon Cousin. Repas tiré du sac en partage sur place. L'après-midi ouverture du Chapitre de Chevalier Royale Hache et réceptions des nouveaux candidats. Les candidatures devront nous parvenir le 13 avril au plus tard.
Giusepppe Garibaldi le héros des deux mondes ! Ci-contre réprésentation d'une Loge du 22° Grade du REAA Chevalier Royale Hache source "Franc-Maçon Collection"
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La Vouivre est l'emblème choisi pour représenter notre Arche, notre atelier de Nautes. Bien qu'universelle, la Vouivre est très fréquente en Franche-Comté où des lieux attestant de la légende sont nombreux. Ceci témoigne de sa présence persistante dans la mémoire et l'inconscient collectif des Comtois. La Franche-Comté a une histoire particulière avec la Vouivre. la Vouivre ou Guivre et un grand serpent ailé qui vit dans les cavernes, près des cours d'eau. De nombreux lieux géographiques portent le nom de la Vouivre ou en font témoignage. Veillant sur un trésor; son crâne est coiffé d'une escarboucle d'une valeur inestimable. Etincelante, elle crache le feu, se dents sont tranchantes, son haleine fétide et elle commande aux serpents. Mais elle se transforme à l'occasion en jeune fille à la beauté envoutante afin de prendre son bain. A cette occasion, la Vouivre dépose son escarboucle sur la berge pour entrer dans l'eau; C'est là que les audacieux tentent de s'emparer de son trésor mais gare à l'échec car la vengeance est cruelle, la Vouivre est rapide et béneficie de l'aide de tous les serpents. Nous avons affaire à une mythologie tres ancienne qui mériterait un long développement. La Vouivre représente la déesse-mère éternelle, la femme serpent, toujours prête à enfanter un être nouveau. Elle est l'énergie vitale, la vie qui se veut elle-même, une "force qui va" , la Nature naturante. Elle rassemble de façon indifférenciée les quatre éléments. Elle est un reptile (Terre) qui nage (Eau) vole (Air) et crache le Feu. Comme le dragon, elle représente le chaos avant que s'opère la création. La vie sans le "Logos divin", sans la Sagesse qui ordonne. Elle est "énergie" qui traverse le monde et tout un chacun. Mythe éternel traversant les siècles, réinterprété à chaque génération. Lisez ou relisez La Vouivre de Marcel Aymé (1941) repris dans le film de G.Wilson avec Lambert Wilson (1989). ou Henry Vincenot qui dans son ouvrage "Les Etoiles de Compostelle" nomme Vouivre le réseau souterrain des courants telluriques. |
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